Chauffage

Pourquoi choisir une pompe à chaleur de piscine ?

Chauffer sa piscine permet d’augmenter le plaisir de la baignade mais aussi de rallonger la période d’utilisation.

Parmi les nombreuses façons de chauffer sa piscine, la pompe à chaleur est la plus répandue.

La pompe à chaleur, abrégée PAC, est le moyen de chauffage qui possède le meilleur rendement donc le coût d’usage le plus bas.

En revanche, il faut consentir à un investissement qui peut être conséquent au départ.

La PAC est à la fois efficace, économique et écologique.

Comment fonctionne une pompe à chaleur de piscine ?

Les pompes à chaleur de piscine sont du type air/eau. Une pompe à chaleur de piscine s’installe à l’extérieur, elle se positionne dans le circuit de filtration après le filtre et avant l’éventuel système de traitement.

Pompe à chaleur piscine

Schéma PAC Piscine

Comment calculer la puissance de sa pompe à chaleur de piscine ?

La pompe à chaleur doit être dimensionnée pour assurer la montée en température de l’eau du bassin dans un temps acceptable en début de saison.

Surdimensionnée, la température monte plus rapidement mais lorsque la température est stabilisée, sa consommation est trop élevée.

Sous-dimensionnée, le temps de montée est trop lent.

Afin de rester dans des puissances raisonnables, une montée en température de 2 à 3 °C par jour est considérée comme

correcte d’autant plus que la puissance joue fortement sur le coût d’achat. Du fait de son mode de fonctionnement, le dimensionnement de la PAC varie suivant les régions.

Pour prendre l’exemple de la France métropolitaine, dans une région ensoleillée du sud, disons Nice ou Ajaccio, vous pouvez vous permettre d’avoir une PAC d’une puissance inférieure à celle requise à Lille ou Strasbourg.

La puissance nécessaire peut se calculer par la formule : Puissance en kW = V en m3 x C x E, V étant le volume d’eau du bassin.

Suivant le temps de montée de température souhaitée, entre 2 et 3°C par jour, fixez C entre 0.12 et 0.18 et E entre 0.8 si vous êtes en Corse ou sur la Côte d’Azur et 1.2 si vous êtes à Lille ou dans les Alpes.

Pour illustrer, prenons l’exemple d’une piscine située à Lyon, ville considérée comme ayant un temps d’ensoleillement dans la moyenne nationale.

P = 50 x 0.15 x 1 = 7.5 kW soit une PAC de 8 kW.

Pour une piscine située en Corse, le même calcul donne une puissance de 6 kW.

Une piscine de 120 m3 à Lille sera bien chauffée avec une pompe de 120 x 0.18 x 1.2 = 26 kW mais en acceptant un temps de chauffage un peu plus long, une PAC de 120 x 0.12 x 1.2 soit 18 kW serait acceptable.

Pour ceux que ces calculs rebutent, les sites constructeurs affichent des cartes de France préconisant la puissance adéquate suivant les régions. Un minimum de 3 kW est à respecter même pour une petite piscine afin d’assurer un maintien de température correct. Gardez également en mémoire qu’une piscine hors sol est moins isolée qu’une piscine enterrée et que pour cette raison elle se refroidit plus vite.

Qu’est-ce que le COP de la pompe à chaleur de piscine ?

Le COP est le coefficient de performances de la PAC, autrement dit, il permet d’évaluer le rendement d’une pompe à chaleur de piscine et notamment de les comparer entre elles.

Le COP est le rapport entre la puissance consommée et la puissance délivrée. La puissance délivrée est celle dont vous avez calculé la valeur précédemment.

Le COP ne signifie rien s’il n’est pas précisé la valeur de la température pour lequel il a été calculé. Habituellement, pour les PAC de piscine, il est donné pour 15°C. De par le principe de fonctionnement, le COP est d’autant meilleur que la différence de température entre l’air et l’eau est faible.

Entre deux pompes à chaleur de même puissance, celle qui a le meilleur COP à la même température est celle qui consomme le moins. Après avoir défini la puissance, c’est donc le deuxième critère à prendre en compte dans votre choix.

Quelles autres caractéristiques examiner pour sa pompe à chaleur de piscine ?

La température extérieure limite : étant donné que la pompe à chaleur extrait des calories de l’air ambiant, il existe une limite en dessous de laquelle la PAC ne peut plus en récupérer.

Concernant les pompes à chaleur de piscine, cette limite n’est jamais supérieure à 5°C. En général, pour une piscine extérieure, à cette température la piscine est en hivernage. Pour une piscine abritée ou intérieure, ce n’est pas toujours le cas. Vérifiez donc ce point limite aussi appelé « point de bivalence ».

Le bruit : les pompes à chaleur peuvent être très bruyantes. Sachant qu’elles sont à l’extérieur, leur positionnement doit être étudié pour ne pas nuire au bien-être autour de la piscine. Et attention aux éventuels voisins !

Reportez-vous aux données constructeurs donnant les niveaux de bruit (en dB) en fonction de la distance.

Pour comparaison, rappelez-vous qu’une conversation normale est mesurée à 60 dB, un bruit de circulation à 80 dB et un réfrigérateur à 40 dB.

La réversibilité : certaines pompes à chaleur sont réversibles, elles peuvent refroidir l’eau. Cette fonctionnalité impacte le prix. En France métropolitaine cela est rarement utile. Si l’eau devient trop chaude, il suffit de ne plus couvrir la piscine la nuit.

Le débit d’eau : le rendement optimum d’une pompe à chaleur est donné pour un certain débit. Il convient donc que la pompe de filtration soit en adéquation et qu’elle puisse fournir au moins ce débit.

Par ailleurs, il est essentiel lors de l’installation de réaliser un montage by-pass, d’une part pour court-circuiter éventuellement la pompe à chaleur en cas de panne, et d’autre part pour pouvoir dériver une partie du flux en cas de débit trop fort. En effet, si le débit est trop fort l’eau n’aura pas le temps de chauffer correctement. Parfois le kit by-pass est fourni en option avec la PAC.

Commande déportée : certains modèles de PAC permettent de déporter le tableau de commande. Si votre projet d’installation rend la pompe à chaleur difficile d’accès, cette solution permet de garder le tableau de commande à portée et à l’intérieur.

La technologie : comme souvent, a un impact sur la fiabilité.

L’échangeur : L’échangeur peut être en inox ou en titane. Si vous utilisez l’électrolyse comme méthode de traitement de l’eau, ou dans le cas d’une piscine d’eau de mer, le titane est incontournable (dans tous les cas celui-ci a une durée de vie plus longue).

Le compresseur : il en existe trois types

  • à piston
  • rotatif
  • Scroll

Si vous le pouvez, évitez le compresseur à piston. Préférez le compresseur Scroll plus fiable et moins bruyant. Le compresseur Scroll est un compresseur rotatif dont le rotor possède un design optimisé.

La configuration de la pompe à chaleur : les PAC peuvent être à montage horizontal ou vertical, celui-ci est défini par la position du ventilateur d’extraction. Elles ont les mêmes performances. La pompe à chaleur verticale est moins bruyante mais plus volumineuse. Le ventilateur étant vers le haut, la gêne est minimisée. Par contre, elle est plus vulnérable aux pollutions extérieures par exemple aux feuilles mortes. Elle est aussi plus chère qu’une horizontale.