Le stabilisant

QU’EST CE QUE LE STABILISANT ?

Il est aussi appelé « acide cyanurique » ou « acide iso-cyanurique ». Ce n’est pas un désinfectant, mais un composant du galet de chlore qui lui permet de résister à une détérioration rapide sous l’effet des UV.

À QUOI SERT LE STABILISANT ?

Le chlore dit « organique » comme l’hypochlorite, l’eau de javel, les chlores gazeux (électrolyse au sel), certains chlores liquides ont une action plus courte dans le temps qu’un chlore stabilisé (non organique, comme le dichloro et le trichloro).

Le stabilisant augmente la durée de vie du galet en freinant sa dégradation par les Ultra Violet. Ainsi après quelques heures d’exposition au soleil, il subsiste 70% de chlore disponible pour un galet stabilisé, contre moins de 5% pour un galet sans stabilisant.

QUAND AJOUTER DU STABILISANT DANS SA PISCINE ?

Le stabilisant est à utiliser uniquement dans les piscines traitées au chlore.

L’acide isocyanurique peut être utilisé pour les chlores non stabilisés :

    • Hypochlorite de sodium, lithium ou de calcium,
    • Électrolyse au sel
    • Chlore liquide…

Vous en ajoutez :

    • En début de saison
    • À la mise en eau de la piscine ou dans le cas d’une eau neuve
    • Lors de compléments d’eau
    • Pour contrôler, mesurer et doser le stabilisant vous aurez besoin de bandelettes tests AquaChek jaune.

Vous trouverez du stabilisant sous forme de poudre, comme le Stabichloran® dans des seaux de 3 kilos.

Il s’utilise quelle que soit la dimension de votre piscine et quelle que soit sa filtration.

Comptez 30 grammes de stabilisant par m³, vous le versez directement dans le bassin.

Laissez tourner la filtration pendant 24 heures (suivez les instructions du fabricant).

Conseil du pro

Bien que contenant du chlore, il est inutile d’ajouter du stabilisant lorsque vous traitez votre piscine au brome. Ce dernier est peu sensible aux UV, c’est un de ses points forts. Si vous en mettez, il va y avoir une formation de bromocyanurates qui sont peu solubles, et qui vont bloquer les actions désinfectantes du brome.

Comment changer son traitement

POURQUOI CHANGER DE TRAITEMENT ?

    • Vous voulez diminuer le coût d’entretien en optant pour un produit moins cher
    • Passez le traitement de votre piscine au chlore.
    • Vous souhaitez un produit plus respectueux de l’environnement.
    • Vous opterez pour l’oxygène actif ou le Bio UV.
    • Vous souhaitez améliorer le confort de baignade.
    • Vous choisirez le brome, l’électrolyse au sel, l’oxygène actif ou le Bio UV.
    • Vous voulez un traitement moins agressif pour la peau et les muqueuses, minimiser son impact sur la nature.
    • Vous aimerez le Bio UV ou l’oxygène actif.
    • Vous souhaitez diminuer vos interventions d’entretien de votre piscine.
    • Vous installerez un système de traitement automatique soit : au chlore, sel, au brome, à l’oxygène, au Bio UV
    • Vous aimez que votre eau de piscine soit particulièrement chaude.
    • Vous voulez un traitement à base de Cuivre argent pour une désinfection avec un minium de chlore

LES CONTRAINTES D’UN CHANGEMENT DE TRAITEMENT

Les incompatibilités

Certains produits de traitement sont incompatibles entre eux comme le brome et le chlore avec stabilisant.

Les solutions :

Il est nécessaire d’attendre que la concentration du produit initial dans l’eau baisse avant de changer de traitement

    • Vous pouvez aussi renouveler une partie de l’eau
    • Si vous traitez votre piscine au brome, au sel ou au chlore sans stabilisant, vous pouvez utiliser Écoswim Shock qui élimine ou neutralise toutes traces de ces produits. Vous pouvez changer de traitement sans vider votre eau
    • Vous devrez peut-être aussi changer la masse filtrante

L’installation du matériel

Si vous prévoyez un système de traitement automatique, brominateur, doseur… vérifiez :

    • S’il y a suffisamment de place dans votre local technique pour l’installer
    • Qu’il soit adapté au volume de votre bassin
    • Qu’il soit compatible avec le nouveau traitement (sel et pompe par exemple)

QUAND CHANGER DE TRAITEMENT ?

À la remise en route de la piscine

C’est le moment idéal pour changer le traitement de sa piscine :

    • Après l’hivernage, la concentration de produit (quelque soit le mode de traitement) dans le bassin est très faible
    • Vous avez eu tout l’hiver pour installer les équipements nécessaires au nouveau traitement, sans stress et sans raccourcir la saison de baignade.

En cours de saison

Le processus va vous priver de baignade pendant un certain temps.

    • Vous devez attendre que le traitement initial soit le moins actif possible et /ou
    • Vous allez devoir certainement vider une partie, voir la totalité, de votre bassin et cela n’est pas sans risque pour le liner, la structure du bassin et pour l’étanchéité.
    • Il faut isoler le circuit d’eau (aspiration et refoulement) pour désinstaller les anciens appareils devenus inutiles et installer, assez rapidement le ou les nouveaux matériels.

Votre eau privée de circulation et de traitement peut verdir !

ATTENTION

Le traitement au PHMB est totalement incompatible avec un traitement au sel, au brome, au chlore.

Si vous souhaitez passer du chlore, du brome au PHMB :

Utilisez un produit à base de thiosulfate de soude pour détruite les molécules chlorées.
Videz votre bassin et nettoyez en profondeur le filtre, voir changez la masse filtrante.

Manipuler et utiliser correctement les produits

Les traitements chimiques pour piscine sont des produits potentiellement dangereux s’ils ne sont pas utilisés à bon escient. Il faut donc respecter certaines règles simples, suivre la notice d’utilisation du fabricant, ne pas utiliser le produit lorsque la date de péremption est passée et prendre en compte les étiquettes informatives sur leurs dangerosités.

POURQUOI LIRE LES ÉTIQUETTES INFORMATIVES DES PRODUITS DE TRAITEMENT ?

Les étiquettes collées sur les contenants des produits chimiques sont instructives et indispensables pour bien connaitre le produit, savoir quels sont ses composants, comment l’utiliser et dans quelle proportion, quels sont ses effets et ses réactions et connaître les directives à suivre en cas d’incident…

Pour manipuler les produits de traitement pour piscine en toute sécurité, il faut tenir compte des avertissements, porter de gants, couvrir les jambes et les bras, protéger les pieds avec des chaussures, et les yeux avec des lunettes.
Les produits de traitement de piscine sont efficaces et les dosages prescrits suffisent largement à traiter l’eau. Il est donc superflu de surdoser pour obtenir un meilleur résultat.
Lorsque l’on traite la piscine avec des produits chimiques il ne faut pas manger, ni boire et encore moins fumer.
Il faut prendre le temps de bien nettoyer et sécher le flacon doseur si deux produits chimiques sont utilisés l’un derrière l’autre, ou prévoir un verre mesureur pour chaque produit… sinon une réaction peut se produire, des vapeurs nocives…

Les symboles sur les étiquettes sont des renseignements précieux qu’il ne faut pas prendre à la légère. Les produits de piscine sont bien souvent toxiques, des étiquettes annoncent leur dangerosité.

Les produits de traitement pour piscines peuvent être comburants comme l’hypochlorite de calcium. Ils peuvent réagir chimiquement et oxyder des matières . Si la température de la pièce est trop élevée ou s’il fait chaud, les risques d’incendies ou d’explosions peuvent survenir. Cela est dû à ce que la matière comburante peut produire de l’oxygène et se combiner chimiquement à une autre matière.

Certains produits de piscine sont corrosifs comme le chlore, le pH… Ils peuvent endommager et détruire chimiquement des tissus, voir du métal. Lorsqu’ils rentrent en contact avec la peau, les yeux, les voies respiratoires ou le tube digestif, il y a des lésions.

La date de péremption est indiquée par le fabricant sur les contenants de produits chimiques. Elle est déterminée selon des données et selon l’historique du produit ou d’un produit similaire. Elle détermine la conformité du produit et sa pleine efficacité jusqu’à cette date.
Une fois ouvert, c’est inéluctable, le produit se détériore. Les causes sont multiples, la chaleur, la lumière, l’humidité, le contact avec l’air et les poussières environnementales. Par exemple, le chlore liquide a une durée d’utilisation de six mois après sa fabrication.
Lorsque la date de péremption est passée, la décomposition du produit chimique peut engendrer des vapeurs gazeuses, des phénomènes de polymérisation. Des surpressions du contenant peuvent se former et aller jusqu’à provoquer son éclatement.

LE TRAITEMENT DES EMBALLAGES DES PRODUITS CHIMIQUES

Une fois vide, les emballages des produits chimiques de piscine restent dangereux et doivent être traités avec vigilance. Ils ne sont pas à jeter dans la poubelle ménagère, ni dans la nature. Avant de les amener dans une déchetterie ou un centre spécialisé, les contenants vides sont rincés et refermés avec leur couvercle d’origine. S’il n’y a pas de déchetterie, les services techniques de la mairie peuvent donner des informations pour le traitement de ces déchets.
Les produits périmés ou les résidus de produits chimiques ne sont déversés ni dans un évier, ni à l’égout, ni dans le jardin… mais, eux aussi, déposés à la déchetterie.
Il n’est pas question de percer, déformer ou diminuer le volume du contenant et encore moins de les réutiliser pour un autre produit ou un autre usage.

Le stockage des produits

Qu’ils soient en galet, en poudre ou liquide, les produits chimiques destinés à l’entretien et aux traitements de l’eau de la piscine sont potentiellement dangereux. Il faut donc leur prêter un certain intérêt pour mieux connaitre les interactions qui peuvent être sources d’incidents, d’accidents et de blessures, pour pouvoir les utiliser en toute sérénité et en faire un usage correct, sans danger pour les hommes et l’environnement.

LES RÈGLES DE BASE POUR ENTREPOSER LES PRODUITS CHIMIQUES

Les produits chimiques pour piscine doivent être entreposés dans des locaux fermés à clés pour les tenir hors de portée des enfants et des animaux domestiques.
La pièce est bien ventilée et sèche car l’humidité peut être à l’origine d’accidents domestiques comme un incendie ou une explosion. L’endroit est non ensoleillé et frais parce que si la température est élevée, des vapeurs peuvent s’accumuler à l’intérieur des récipients et lorsqu’ils sont ouverts, le nez et la gorge peuvent être irrités et si les vapeurs sont inhalées des problèmes plus graves comme une toux ou des difficultés respiratoires peuvent survenir.
Ils sont entreposés sur une hauteur accessible à un adulte mais pas trop haut, de manière à ce qu’une boîte mal fermée ne puisse pas se déverser sur celui qui s’en saisit, ni au ras du sol car les enfants y auraient trop facilement accès. Ils sont rangés à la verticale et à l’écart de tous produits qui pourraient occasionner une réaction avec eux, comme l’essence, la térébenthine, des engrais, des herbicides, de la peinture… ou toutes matières inflammables.

Les bidons de produits liquides sont placés en dessous des produits à l’état de poudre ou de galet et ne doivent pas s’empiler les uns sur les autres s’ils ne sont pas identiques. Par exemple, il est très dangereux de poser un flacon de pH sur un bidon de chlore ou inversement. D’une manière générale, les matières chimiques liquides ne doivent pas être placées au-dessus d’une d’alimentation électrique.

LES RÈGLES DE BASE POUR CONSERVER LES PRODUITS CHIMIQUES

Les produits chimiques sont conservés dans leur emballage d’origine, hermétiquement fermés. S’ils sont reconditionnés, le nouveau récipient est propre et sa matière est compatible avec le produit à stocker. Il est impérativement étiqueté afin d’éviter toutes confusions et tous accidents.
Les chlores organiques comme l’acide trichloroisocyanurique, le dichloroisocyanurate de potassium et le dichloroisocyanurate de sodium ainsi que les chlores inorganiques comme l’hypochlorite de calcium, lithium ou sodium ne doivent pas être mélangés entre eux.
Si un même doseur ou un même seau est utilisé pour deux de ces produits chimiques différents, sans être nettoyé ou si une substance est ajoutée l’une après l’autre, dans le chlorinateur de la piscine, cela peut amener la formation d’un mélange explosif.
De toute façon, il est prudent et sécuritaire de ne jamais mélanger sous forme concentrée des produits chimiques différents.

Il est préférable de limiter le stockage en grande quantité des produits chimiques de piscine et limiter le temps de stockage de ces produits.

Un produit humide ou mouillé ne doit pas être remis dans un emballage fermé ou dans son emballage d’origine.

En cas d’incendie, les fumées des produits chimiques sont toxiques, il faut donc se protéger. Si le feu est trop intense, il faut quitter les lieux et appeler les pompiers. L’extincteur à poudre chimique ne sera pas utilisé mais de grandes quantités d’eau vont permettre d’éteindre le feu.

Le traitement à l’oxygène actif

Une eau claire, saine et limpide, c’est le souhait de nombreuses personnes pour leur piscine. Est-il possible de traiter l’eau de la piscine de manière plus naturelle que le chlore avec autant d’efficience? Oui, un autre choix est possible. Le traitement à l’oxygène actif est particulièrement efficace et apporte un très grand confort aux baigneurs.

Le traitement a l’oxygène actif. Pour quelle piscine ? 

Il convient pour des bassins autoportés, tubulaires, hors-sol, enterrés ou semi-enterrés, quel que soient le revêtement et le mode de filtration. Mais il est déconseillé pour les piscines chauffées ou d’intérieur.

Les caractéristiques de l’oxygène actif.

Le traitement à l’oxygène actif est un traitement sans chlore. Il se décline sous différentes formes des galets, des granules ou encore liquide.
Il délivre uniquement le désinfectant ou il peut être complet et combiner plusieurs fonctions comme, anti- calcaire, clarifiant, stabilisant, anti-algues.
Il existe un traitement de fond, qui permet la désinfection de la piscine tout au long de la saison et un oxygène choc qui s’utilise ponctuellement lors de la mise en route, de prolifération d’algues, de forte fréquentation de la piscine…
L’oxygène actif est compatible avec les traitements au chlore, au PHMB, au brome, aux UV. Lorsqu’il est combiné avec du chlore, les chloramines (déchet du chlore) sont changées en chlore actif ; lorsqu’il est associé à du PHMB il agit comme un algicide.

Comment fonctionne le traitement à l’oxygène actif ?

Pour assurer le bon rendement du traitement à l’oxygène actif dans l’eau de la piscine, le taux de pH doit être compris entre 7 et 7,6 et le taux d’oxygène actif dans le bassin ne doit pas dépasser 10 mg/ l. De plus, le temps de filtration doit être plus long que les autres traitements, cela est dû à son faible pouvoir rémanent.
L’oxygène actif en galet se dépose dans le skimmer ou dans un distributeur flottant, ceux en poudre se versent directement dans l’eau de la piscine. Ces deux produits sont plus souvent utilisés pour les piscines hors-sol autoportées ou tubulaires de petite taille.
Lorsqu’un doseur automatique est installé dans le local technique, l’appareil a besoin d’oxygène actif liquide. C’est un investissement conséquent, c’est pourquoi il est installé pour des piscines enterrées ou semi-enterrées.
La dissolution du galet ou de la poudre libère l’oxygène qui détruit bactéries, virus, algues…

Les avantages du traitement à l’oxygène actif.

C’est un puissant oxydant et un désinfectant 100% naturel, très efficace contre le développement des algues. Son action est rapide.
L’eau de la piscine est douce, sans odeur, elle n’irrite pas la peau, et il n’y a pas la sensation de sécheresse.
L’oxygène actif ne laisse aucun résidu dans l’eau du bassin et il ne fait pas fluctuer le pH.

Les inconvénients du traitement à l’oxygène actif.

L’équilibre de l’eau doit être respecté et contrôlé régulièrement, notamment le pH et le taux d’oxygène présent dans l’eau.
Le traitement à l’oxygène actif est sensible aux augmentations de température, plus l’eau est chaude, plus la concentration en oxygène dans l’eau diminue. Il est donc indispensable d’augmenter les doses.
L’oxygène a un faible pouvoir rémanent. C’est-à-dire qu’il désinfecte rapidement l’eau, il agit très vite, mais sa concentration ne persiste que quelques heures. Il faut donc contrôler très fréquemment sa présence, compléter le traitement et laisser la filtration fonctionner quasi en permanence. Sinon, il est conseillé et possible de l’associer en faible dose, avec un produit plus rémanent comme le chlore ou le brome ; dans ce cas, il n’est plus 100% naturel !
L’oxygène actif est un traitement assez onéreux qui demande un suivit important lorsqu’il n’est pas automatisé, mais apporte une qualité de baignade très apprécié pour les enfants en bas-âge.

Le traitement au Brome

Qu’est ce qu’un traitement au brome ?

Une piscine, c’est si agréable lorsque l’eau est chaude et scintillante. Le traitement au brome est une alternative au chlore ; il reste efficace même lors de fortes températures. C’est un traitement chimique de la famille des halogènes. Il détruit les virus, les bactéries, les déchets organiques, les champignons… En fin de compte, le brome accomplit les mêmes fonctions que le chlore, sans ses inconvénients.

Le traitement au Brome. Pour quelle piscine ?

Le traitement au brome est compatible avec des piscines de toutes tailles, qu’elles aient un revêtement en liner, en carrelage, en béton ou qu’elles soient une coque ; que la filtration soit à sable, à cartouche, à diatomée…
Les dispositifs automatiques au brome nécessitent une place plus ou moins grande, en fonction de l’appareil, il vaut mieux vérifier qu’un espace suffisant soit disponible dans le local technique pour pouvoir l’installer.

Les caractéristiques du Brome

Le traitement au brome se présente sous forme de pastille, il peut être uniquement désinfectant ou il peut avoir une action multifonction en associant un anti algue, un clarifiant et un floculant.
Il a un pouvoir rémanent. C’est-à-dire, qu’il à la capacité de purifier l’eau au fur et à mesure des apparitions de pollutions, mais aussi, de détruire immédiatement, toutes impuretés, germes, microbes… Cela permet d’attribuer au brome une propriété algicide préventive.

Le brome choc, lui, permet de remédier aux aléas et aux événements exceptionnels qui peuvent survenir au cours de la saison, mais aussi pour la mise en route, l’ouverture et la fermeture de la piscine, les algues…

Les résidus de brome, les bromamines ne sont pas irritantes ni malodorantes.

Il est peu sensible aux variations de température de l’eau, ne laisse pas de stabilisant dans l’eau et ne fait pas varier le pH de l’eau de la piscine.

Comment fonctionne le traitement au Brome ?

Pour le traitement de piscine au brome, le taux de pH de l’eau conseillé est de 7,5 et la concentration de ce produit dans le bassin doit être comprise entre 2 et 4 mg/ l. Ces informations sont contrôlées par le biais de bandelettes test brome.

La dissolution du brome est trop lente et irrégulière pour être déposée dans le skimmer. Un brominateur est installé dans le local technique, il va traiter automatiquement l’eau de la piscine, en diffusant, pendant plusieurs semaines, la bonne quantité de brome dans le bassin. À condition que la filtration de la piscine soit en fonctionnement.

Les bromamines sont des résidus qui résultent de l’action désinfectante du brome sur les matières organiques. Elles ne sont ni irritantes ni malodorantes, contrairement aux chloramines.

Dans le cas où, un traitement choc serait nécessaire, il faut utiliser en priorité, un brome choc ou un hypochlorite (chlore sans stabilisant). L’oxygène choc est possible, attention cependant, l’oxygène oxyde les particules de brome. Le chlore choc avec stabilisant est à proscrire car il réduit considérablement l’efficacité du brome.

Le brominateur ou le traitement automatique de brome, est souvent associé à un régulateur de pH.

Les avantages du traitement au Brome

Le brome est un traitement complet de l’eau de piscine facile d’utilisation.
C’est un désinfectant, un oxydant qui tue virus, bactéries, microbes… un algicide préventif ou curatif et il a un pouvoir rémanent qui permet de purifier l’eau immédiatement, et au fur et à mesure des besoins.
Le brome reste actif à 80 %, même si le pH est à 8. Attention, cependant, un pH élevé favorise le développement d’algues, abîme le revêtement, et les équipements! Il est donc conseillé de le corriger.
Le brome laisse des résidus chimiques dans le bassin, les bromamines, ces dernières ne dégagent pas d’odeurs désagréables, et ne sont pas urticantes (contrairement aux chloramines du chlore!).
L’eau traitée avec du brome est moins agressive, plus douce. Les personnes allergiques aux produits chlorés ou avec une peau à tendance allergique et sensible supportent ce traitement.
Si la piscine est chauffée ou très exposée au soleil, cela n’a pas d’impact sur la qualité de désinfection car le brome est peu sensible aux UV. De ce fait, le stabilisant ne rentre pas dans sa composition, et donc ne s’accumule pas dans l’eau.

C’est un traitement idéal, si les propriétaires sont souvent absences, ou s’ils ont tendance à oublier de déposer un traitement bi hebdomadaire dans le skimmer.

Les inconvénients du traitement au Brome

Le traitement au brome est 30 à 40 % plus cher que le traitement au chlore.
C’est un produit chimique, il est corrosif, et demande une attention particulière pour son stockage, son transport et sa manipulation.

Le traitement au sel

Le traitement au sel. Pour qu’elle piscine ?

L’électrolyse au sel convient à tous les volumes de piscines, quel que soient le revêtement et le mode de filtration.
Attention cependant, les équipements de la piscine, la pompe, le rouleau du volet immergé par exemple, doivent être compatible avec ce traitement.
L’électrolyse au sel a une forte tendance à faire fluctuer le niveau du pH, aussi il est judicieux de prévoir un régulateur de pH.
Si le bassin est sous abri ou s’il est couvert par une bâche ou un volet, il faut impérativement installer un contrôle Redox.

Les caractéristiques du traitement au sel 

Pas de traitement au sel sans mettre quelques kilos de sel dans l’eau de la piscine !

L’électrolyse au sel est un traitement automatique qui se suffit à lui-même. Il transforme le sel en puissant désinfectant, algide et fongicide.

La plupart des électrolyseurs sont à « inversion de polarité ». C’est un système auto nettoyant qui ôte le tartre des électrodes, en inversant régulièrement le sens du courant. Pour le bon fonctionnement d’une électrolyse sans inversion de polarité, il faut vérifier, une fois par mois, l’entartrage des électrodes, et les nettoyer.

Comment fonctionne le traitement au sel ?

La quantité de sel spécial piscine déposé dans le bassin, va dépendre du volume d’eau et de l’électrolyseur. En général il faut mettre entre 3 et 5 grammes de sel par litre d’eau.
Pour un rendement optimal de ce traitement, le pH est compris entre 7,2 et 7,4.
L’électrolyseur s’installe dans le local technique, en by-pass sur le circuit de filtration, après le filtre. Elle est asservie à la filtration, et raccordée au coffret électrique qui contrôle le système de démarrage de la filtration et donc celui du traitement.
Quand la filtration est en marche, l’électrolyseur commence le cycle de transformation.

Les électrodes recouvertes de métaux précieux créent le désinfectant. Les plaques ou des grilles en titane, dans lesquelles passe le courant basse tension, au contact de l’eau salée, transforment le sel en hypochlorite de sodium et en soude caustique, donc un chlore pur et naturel.

Ce chlore détruit germes, algues, bactéries, champignons et déchets organiques puis, au contact des UV, il se recombine avec la soude caustique et se transforme à nouveau en sel.

Lors d’une forte fréquentation dans la piscine ou d’une prolifération d’algues, il est possible de traiter le bassin avec un chlore choc sans stabilisant, ou d’effectuer une sur-chloration si l’électrolyseur possède cette fonction.

L’électrolyse doit être redémarrée en entrée de saison ou arrêtée en fin de saison, dès que l’eau atteint la température de 16° C. Pendant les périodes intermédiaires, où l’eau reste active jusqu’à une température de 12° C, il faut utiliser un traitement au chlore sans stabilisant de préférence.

Les avantages du traitement au sel

Le traitement de l’eau de piscine au sel est simple d’utilisation, il n’y a pas, ou très peu de produits chimiques à manipuler.
L’électrolyse au sel est un traitement 100% naturel, écologique et économique car bien souvent il se suffit à lui-même. Il permet de diminuer la consommation de produits annexes comme d’algicide.
Le traitement reste efficace même avec une eau à température élevée (28° C).
Il fonctionne de manière autonome. Mais ce traitement, fait fluctuer le pH et demande donc un contrôle fréquent de cette valeur. C’est pourquoi, il est fortement conseillé d’installer une régulation de pH.
C’est un traitement efficace, doux qui ne pique pas les muqueuses, les yeux. Il est idéal pour les enfants et les personnes qui ont des problèmes de peaux ou qui font des réactions au chlore.

Les inconvénients du traitement au sel

L’investissement pour acheter l’électrolyse au sel est assez onéreux, de plus, la cellule est à changer tous les 6 ans environ.
L’électrolyse est inefficace en présence d’un taux trop élevé de stabilisant dans la piscine. Cela peut être le cas si l’on passe du chlore au sel.
Ce traitement produit de la soude qui fait varier le pH.
L’eau de la piscine est 10 à 15 fois moins salée que la mer, mais sa très légère odeur et son très léger goût salé peuvent déplaire.

Le traitement avec du chlore

Qu’est ce qu’un traitement au chlore ?

Avoir une eau limpide et transparente, c’est le rêve de toute propriétaire de piscine, pour cela il faut la filtrer mais aussi la désinfecter. Le chlore est un acide hypochloreux désinfectant et oxydant, très efficace contre les bactéries, microbes, virus, algues…

Le traitement au chlore pour quelle piscine ?

Le chlore peut être utilisé pour tous types de piscines, enterrées, semi-enterrées, hors-sol ou auto-portées, quel que soit le revêtement, liner, PVC armé, béton, coque… et quel que soit le mode de filtration, sable, cartouche, diatomées…

Les caractéristiques du chlore pour piscine

Il existe deux grandes familles de traitement au chlore, chacune d’entre elles a un rôle distinct et différent.
Le traitement chlore lent traite l’eau au quotidien et le traitement chlore choc agit sur un problème ponctuel mais urgent à résoudre, comme une invasion d’algues

Les traitements lents peuvent délivrer uniquement du chlore mais d’autres sont multifonctions et contiennent en plus du chlore lent, un anti-algue, un floculant, du chlore choc ou de l’anticalcaire.
Les blocs de traitement au chlore peuvent être à dissolution très lente, ce qui permet une absence prolongée. Le traitement dure une petite quinzaine de jours.

Les traitements choc, sont eux utilisés en cas d’urgence, comme par exemple une eau verte, trouble…

La majorité des chlores pour piscines contiennent du stabilisant. C’est un composant chimique qui permet de réduire la dégradation du chlore en contact avec les UV. Il reste présent dans le bassin, et au fil du temps, il se concentre. La teneur en stabilisant de l’eau de la piscine ne doit pas être supérieure à 70 mg/l ou ppm. Il n’y a pas de danger pour la baignade. Mais, au-dessus de ce seuil, l’excès de stabilisant bloque l’action du chlore.

Comment fonctionne le traitement au chlore ?

Lorsque le chlore entre en contact avec l’eau, il se transforme en acide hypochloreux. Il va alors se fixer sur les matières organiques, feuilles, brindilles, bactéries, champignons, algues… et les détruire.
Son travail accomplit, le chlore devient chloramine. Les chloramines sont des résidus qui résultent de l’action désinfectante du chlore sur les matières organiques. Lorsqu’elles sont trop présentes dans la piscine, l’eau devient irritante et malodorante.

Pour que le traitement au chlore soit pleinement efficace, le pH se situe dans une fourchette entre 7,2 et 7,4. Le taux de chlore dans l’eau de la piscine doit être compris entre 1,5 mg/l et 2 mg/l.

Le traitement de fond au chlore est sous forme de galet ou de pastille, il est déposé manuellement, tous les 5 à 8 jours, dans les skimmers ou dans un diffuseur de chlore flottant pour les piscines auto-portées. C’est la solution la plus économique.
Pour espacer cette manipulation, un distri-chlore peut être installé dans le local technique. L’alimentation du distributeur en galets de chlore, se fait alors tous les quinze jours environ, mais les contrôles de qualité d’eau restent à faire tous les 4 à 5 jours en saison.

La dernière possibilité est celle de faire installer un traitement complet autonome et automatisé qui gère à la fois la distribution de chlore liquide et la qualité de l’eau de la piscine. Tranquillité assurée pendant plusieurs semaines, mais cela implique un coût financier important.

Le traitement choc a un but curatif. Il se présente sous la forme de comprimés effervescents ou de granulés de microbilles. Il est utilisé de manière ponctuelle, le moins souvent possible car il contient généralement du stabilisant. C’est un produit chimique à dissolution rapide, éphémère mais indispensable lors de la mise en eau, la réouverture ou l’hivernage du bassin, lorsqu’il y a la présence d’algues ou lors des fortes chaleurs…

Comme tout produit chimique, le chlore doit être utilisé à bon escient, en juste quantité, selon les indications de la notice d’emploi, selon sa fonction et selon le volume d’eau de la piscine.

Les avantages du traitement au chlore

Le traitement au chlore est de tous les traitements piscine, le moins onéreux, le plus simple d’utilisation. Son pouvoir désinfectant est efficace, il élimine algues, bactéries et champignons….en une seule action.
Il a un pouvoir rémanent, c’est-à-dire qu’il détruit les germes et autres, au fur et à mesure de leur apparition.

Les inconvénients du traitement au chlore

Le chlore peut provoquer des irritations, quelques fois des allergies, et dégager des odeurs. Pour une personne à la peau fragile, ou à tendance allergique, un autre type de traitement comme l’oxygène, le brome, le sel, le traitement UV… peut être plus approprié.
Il a tendance à dérégler le pH et demande une attention particulière, pour le dosage, ni trop peu, ni trop.
Il peut saturer l’eau de stabilisant.